minimalisme, un mode de vie
Être femme et maman

Minimalisme, un mode de vie idéal pour être plus heureuse

Il y a quelques mois, j’ai découvert le travail d’Héloïse Weiner. Elle est dessinatrice et mère de famille nombreuse. Pour couronner le tout, elle travaille à la maison avec des enfants non-scolarisés et un papa qui travaille à mi-temps. Bref, je crois qu’elle fait partie de mes idoles ! Par un de ses articles, elle m’a fait découvrir le minimalisme, son mode de vie. Pour dire vrai, elle m’a surtout appris que cela avait un nom. Par certains aspects, je me suis reconnue immédiatement.

 

Entrer dans le minimalisme, un nouveau mode de vie

Au départ, j’étais loin d’être minimaliste au quotidien. Je faisais juste le tri une ou deux fois par an. J’ai un paquet de moules à gâteaux. Je garde assez d’assiettes pour nourrir tout un régiment (pour les quelques repas de fête que nous organisons dans l’année). Et les enfants ont une salle de jeux qui sert plus d’espace de stockage qu’autre chose.

Malgré cela, je ne sais pas si c’est dû aux nombreux déménagements dans mon enfance ou à mon caractère, mais le fait est que je peux aisément me débarrasser de certaines choses. Je fais facilement du tri. Je ne me sens pas spécialement attachée aux objets qui m’entourent. À la maison, il y a assez peu de bibelots et de décoration. Certains trouvent peut-être cela trop vide mais moi je m’y sens bien.

Il y a peu, nous sommes allés passer la journée avec ma sœur et quand j’ai vu son appart (elle est étudiante et c’était la première fois que je m’y rendais). Je me suis dit : « Wahou, c’est trop beau ! ». Entre les cadres, les bougies parfumées, la suspension en macramé, tout est de la dernière tendance. Cela crée une ambiance vachement sympa.

En repartant, je me suis dit qu’il faudrait également que rajoute une touche de déco chez moi et puis… Finalement non, arrivée à la maison je me suis tout de suite sentie bien, détendue. Certes, je n’ai pas de suspension en macramé, ni de petites déco trop mignonnes à poser sur mon meuble télé. Je n’ai pas non plus de lot de petites bougies parfumées sur ma table de salon. Mais c’est chez moi. Et c’est comme ça que je me sens bien.

Mes débuts

Il y avait donc déjà une petite touche de minimalisme chez moi depuis longtemps. Cependant, le témoignage d’Héloïse sur sa vie minimaliste m’a fait prendre conscience qu’il y avait autour de moi de nombreuses choses inutiles. Le grand tri a alors débuté ! 

Au départ, je n’ai touché qu’à mes affaires pour ne pas braquer Chéri. Et il était évidemment hors de question de toucher aux jouets (à ce moment-là). J’ai donc commencé par ma garde-robe. Entre ce qui était trop petit, trop grand, abîmé, ce que je ne portais plus, j’ai pu quasiment diviser le nombre de mes vêtements par deux. Ensuite, je me suis attaquée à la salle de bain. Je me suis aperçue je possédais assez de serviettes de bain pour une famille très trèèèès nombreuses alors que nous ne sommes que quatre (et je trouve que j’en ai encore beaucoup trop). Après, j’ai jeté mon dévolu sur la cuisine, je me suis séparée de saladiers, de plats à four, de moules,… 

Petit à petit mon grand ménage a donné des envies à Chéri qui a trié ses vêtements. Il a même accepté de s’attaquer aux innombrables verres qui composaient notre bar.

Notre garage étant bien rempli, nous avons décidé de vendre une partie de ce que nous ne voulions pas garder chez Cash Converters et nous avons déposé l’autre partie chez Emmaüs. Je ne te raconte même pas la tête qu’à fait le monsieur qui m’a accueillie en voyant le coffre de ma voiture plein à craquer ! Quant à l’employé de chez Cash Converters, il nous a dit : « Excusez moi, j’ai très envie de vous poser une question : tout va bien dans votre couple ? ». Nous voilà partis en plein fou-rire ! Il a cru que nous étions en pleine séparation et semblait super surpris quand on lui a expliqué notre démarche.

Depuis qu’un peu de vide a été fait, nous avons pris de bonnes habitudes pour ne pas se laisser envahir à nouveau de choses inutiles. Plus qu’un simple tri annuel ou un grand ménage, nous avons vraiment adopté une façon de pensée minimaliste. Nos achats ne se font plus de la même façon. J’ai même réussi à m’attaquer à la salle de jeux des enfants à deux reprises depuis cette prise de conscience. Ils ont moins de jeux mais je t’assure que cela ne se voit pas ! Pourtant, je n’y vais pas de main morte. D’ailleurs, je prépare une bourse aux jouets pour ce week-end et nous allons nous séparer de plus de 80 jeux ou livres. Si ça ce n’est pas du grand tri… 

Cela fait déjà quelques temps que nous avons commencé à désencombrer la maison et ça m’a fait un bien fou. Désencombrer sa maison pour se désencombrer l’esprit, pour moi, ce ne sont pas que des mots. D’ailleurs, cela ne fait que commencer. Il y a encore beaucoup de choses dont on pourrait se débarrasser. J’avoue, je suis encore régulièrement bloquée par ce fameux « on ne sait jamais, ça pourrait toujours servir ». Même si au fond de moi je sais que je me leurre moi-même. 

Conseils pour faire du minimalisme un mode de vie

Malgré le travail qu’il me reste à accomplir, je me sens mieux chez nous. Je suis comme plus légère, je passe moins de temps à ranger, à nettoyer. Ce que je vois me plait. Alors si, toi aussi, tu as envie de grand ménage, n’hésite plus lance-toi. Voici quelques conseils que tu peux appliquer :

  • Ne garde que des objets qui te plaisent, oublie la culpabilité que tu ressens à l’idée de te séparer du bibelot offert par ta voisine qui prend la poussière sur la cheminée depuis des mois.
  • Débarrasse-toi de tout ce qui n’a pas servi une seule fois dans l’année.
  • Oublie la phrase « on ne sait jamais, ça pourrait être utile » (pas facile tu l’auras compris, j’y travaille encore).
  • Évite de laisser rentrer chez toi des objets dont tu ne veux pas, apprends à refuser (perso, en ce qui me concerne ça marche mais pour tout ce qui touche aux enfants c’est toujours très compliqué, les proches ne comprennent pas forcément notre démarche et ne sont pas toujours conscients que les garçons vont se désintéresser de l’objet très très rapidement).
  • Les dessins et les bricolages de tes enfants que tu gardes en souvenirs mais qui ne sortent jamais de leur carton : prends-les en photo, ça prendra moins de place et tu pourras malgré tout les revoir quand tu en as envie.
  • Lorsque des gens te demandent quoi offrir à tes enfants (ou même à toi, ça arrive parfois !), propose-leur des idées de cadeaux immatériels : des places de cinéma, une journée d’accrobranche, une journée à partager avec eux, un massage (on est d’accord ça c’est plutôt pour toi).
  • Prends conscience des bienfaits du désencombrement sur ta vie, ça t’aidera à garder le cap et à ne plus te laisser envahir !

Ce ne sont que quelques petits conseils. Le minimalisme, ce mode de vie, s’installe en moi et c’est fait pour durer. Mais toi, tu es plutôt collectionneuse d’objets en tout genre ou minimaliste ? N’hésite pas à commenter pour me dire comment c’est chez toi et pour me donner ton avis sur le sujet. Et puis, si tu as des conseils pour que je passe à la vitesse supérieure, partage-les également. Cela pourrait être utile à nombre d’entre nous. 

Très belle journée à toi et n’oublie pas d’être heureuse.

 

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