Tes enfants, tu les as voulus, désirés du plus profond de ton être. Tu les aimes plus que tout, ils occupent tes pensées à longueur de journée. Mais il faut bien l’admettre : parfois, la patience te fait défaut. Ces jours-là, tu te retrouves à des années lumières de ton image de la mère idéale et de ton rêve de la gentille petite famille parfaite. Dans ces moments, tu peux te transformer en Hulk (avec les talons hauts et le rouge à lèvres en prime) en moins de temps qu’il n’en faut à ta progéniture pour retourner la salle de jeux. Ce n’est pas peu dire…

Moi aussi, j’ai eu mon lot de crises pour un tas de vêtements sales bien planqués derrière la porte, pour avoir répété au minimum cent fois à l’aîné de rester assis convenablement à table, pour leur avoir demandé à de nombreuses reprises de ranger leurs jouets (sans succès évidemment),…  Des exemples de ce type, je pourrais facilement en trouver dix de plus si tu me donnais cinq minutes, mais là n’est pas la question.

Quand j’ai décidé de reprendre ma vie en main et d’être heureuse, j’ai modifié petit à petit certains aspects de ma vie et puis, rapidement, j’ai senti que quelque chose n’allait pas. Certes, nos enfants ont toujours été relativement « faciles » mais malgré cela, j’avais souvent l’impression de perdre tous mes moyens à la moindre contrariété. La douleur et la fatigue n’aident pas, c’est certain, mais ce n’était pas une excuse, il fallait vraiment que je trouve des solutions.

Voici  mes 15 conseils tirés de mon expérience, de mes recherches et de mes lectures. Je n’ai pas la prétention de dire que grâce à eux tu auras dorénavant l’impression de vivre dans la petite maison dans la prairie mais si cela peut t’aider à être plus heureux en famille, j’aurais tout gagné !

Pour être heureux, oublie le mythe du parent parfait

Lorsque nous décidons d’avoir un enfant, nous idéalisons souvent le parent que nous serons. De la même façon, nous idéalisons nos enfants avant même qu’ils ne naissent et cela inconsciemment bien sûr. Arrêtons de nous faire du mal. Oui, au départ, nous imaginions emmener nos loulous au square tous les jours après l’école et nous avions prévu de leur préparer des repas sains et bios quotidiennement. Mais il faut bien admettre que trois grossesses et quatre enfants plus tard (ben oui tu as eu des jumeaux histoire d’en rajouter une couche), plus une maison à tenir, un boulot à assurer, ça ne laisse plus beaucoup de temps à nos rêves d’autrefois.

N’aie pas peur de revoir ce rêve pour l’adapter à ta vie actuelle. Détends-toi, regarde tout ce que tu fais de bien et lâche prise. Tes enfants n’en mourront pas s’ils ne mangent pas bio tous les jours et si ce soir ils sautent l’étape de la douche parce que vous étiez de sortie et qu’ils sont crevés, ils ne t’en voudront pas non plus.

Montre l’exemple

Imagine : ton enfant se met à crier et toi, tu lui hurles d’arrêter ça tout de suite. Penses-tu qu’en te voyant faire ce que tu lui interdis il sera à même de t’écouter ? C’est peut-être bête comme exemple mais je pense qu’on est nombreux à faire l’erreur d’interdire à nos enfants de faire quelque chose que nous nous permettons avec eux. De la même façon, il est difficile, à mon sens, de demander à nos enfants de décrocher des écrans quand nous sommes nous-mêmes scotchés à nos portables toute la journée. La politesse et les bonnes manières sont également des choses que les enfants apprennent en nous observant. Pour moi, bien évidement, ils nous doivent le respect mais il ne faut pas oublier que c’est réciproque. Tu n’es pas d’accord avec moi ? Alors imagine que ton patron te demande des tas de choses sans jamais te dire s’il vous plaît ou merci et qu’il te hurle dessus. Comment te sentirais-tu ? Logiquement, tu devrais être en colère, tu aurais envie d’être impolie avec lui aussi (et sûrement même de le traiter de tous les noms) et, pour peu que tu sois quelqu’un de sensible, tu perdrais certainement aussi confiance en toi. Il en est de même avec nos enfants. Parle-leur comme tu aimerais qu’on te parle à toi, dis s’il te plait et merci, ne hausse pas la voix à longueur de journée (je suis sûre que tu as déjà remarqué que plus tu cries, plus ils s’en moquent) et vos relations familiales n’en seront que plus apaisées.

 

Remplis leur réservoir d’amour

Les enfants ont besoin d’être rassurés. Ils sont souvent happés dans le quotidien parfois trop speed que nous leur imposons. À chaque fois que mon aîné commence à changer de comportement et à devenir difficile, je me suis aperçue que la seule chose qui réussissait à mettre fin à ce cercle vicieux de disputes, c’était l’attention et les câlins. Au départ, quand nous n’avons pas conscience qu’il cherche juste à attirer notre attention, nous nous énervons, le punissons. Puis, quand la situation dure trop longtemps, nous nous apercevons qu’il a juste besoin que nous lui fassions sentir que nous l’aimons. Je ne vais pas tout expliquer ici, ça serait trop long, mais si ça t’intéresse, n’hésite pas à me laisser un message ou un commentaire et je me ferais un plaisir de rédiger un article rien que sur ce sujet.

N’hésite pas à passer du temps privilégié avec chacun de tes loulous, cinq ou dix minutes le soir peuvent suffirent si tu es 100% à leur écoute. Pense à leur dire que tu les aimes (même si ce n’est pas dans tes habitudes), encourage-les et termine ce moment de partage par un énorme câlin et des bisous. La vie quotidienne n’en sera que plus facile et vous serez plus complices !

Explique-leur les choses

Souvent, nous disons à nos enfants « ne fais pas ci, ne fais pas ça » et bien souvent nous nous égosillons pour rien car ils n’en font qu’à leur tête. Plutôt que de dire simplement non à ta fille lorsqu’elle te demande l’autorisation d’aller jouer dehors, as-tu déjà essayé de dire « Non, je ne veux pas que tu ailles jouer dehors, nous sommes sur le point de partir chez nos amis et j’aimerais que tes vêtements restent propres », par exemple ?  Les enfants ont de plus en plus besoin de comprendre les choses, il en est de même pour nos décisions.

Remets les compteurs à zéro chaque matin

Même si la veille, tes marmots ont été horribles, qu’ils t’ont retournés la maison et qu’ils ne t’ont pas écoutés une seule fois, passe à autre chose. Aujourd’hui est un autre jour, si dès le réveil tu es déjà sur les nerfs en repensant à leur comportement de la veille, tu n’auras que peu de patience et la journée prendra la même tournure que celle d’hier. Remettre les compteurs à zéro vous permettra à tous de repartir du bon pied.

Sois à l’écoute de tes enfants

Ils ont beau être des mini-humains, ils ont des avis et des états d’âme eux aussi. Comme nous, ils ont besoin d’être écoutés et entendus. D’ailleurs, la semaine dernière, mon grand a eu un comportement insupportable quasiment toute la journée. Nous ne comprenions pas cette attitude et plutôt que de laisser la colère monter encore en moi, je lui ai demandé pourquoi il était de mauvaise humeur et qu’est ce qui n’allait pas. Il a fini par se mettre à pleurer et me dire qu’il était malheureux parce qu’au lieu d’être un petit garçon il aurait aimé être un chien. Je t’avoue que ce fut très difficile de ne pas me mettre à rire mais j’ai tenu bon. Leur imagination est vraiment débordante à cet âge là ! Evidemment, je n’ai pas pu résoudre son « problème » mais son comportement s’est tout de suite amélioré simplement grâce à ce petit moment d’écoute et nous n’avons plus jamais entendu parler de cette histoire.

Choisis tes batailles

Ton enfant veut porter cette vieille casquette abîmée alors qu’il en a reçu une neuve ? Qu’à cela ne tienne, lâche du lest et ne te bat pas pour ça. Ça ne vaut vraiment pas la peine de créer des tensions au sein de toute la famille pour quelque chose d’aussi futile. Aussi, en acceptant certaines de ces décisions, il voit que tu respectes son opinion et sera plus à-même de respecter le tien plus tard (quand tu lui annonceras qu’il est l’heure d’aller se coucher par exemple).

 

Ne réagis pas à chaud

Il y a des jours où tu n’en peux plus. Entre le boulot, la maison, les enfants et la fatigue, tu peux perdre patience très vite. Dans ces moments, prends le temps de te calmer avant de punir. Il vaut mieux sortir quelques instants pour reprendre son calme. Puis, aller expliquer à notre enfant ce qui nous dérange et prendre les décisions qui conviennent plutôt que de péter une durite et de donner des punitions impossibles à tenir. Nous y perdons toute crédibilité.

 

Accepte d’avoir besoin d’une pause

Nous sommes des mères, pas des surhommes. Parfois, nous en avons marre, nous avons envie de changer d’air car plus le temps passe et plus nous sommes nerveuses et en colère avec notre progéniture. Si ça t’arrive, fais-le ! Vas-y, appelle les grands-parents, la marraine, les voisins, une baby-sitter, n’importe qui (en qui tu aies confiance quand même !) et prévois une sortie entre copines, un week-end en amoureux ou même une journée au spa en solo si tu en as envie. Autorise-toi à prendre du temps pour te ressourcer et revenir au top de ta forme.

Créez-vous des souvenirs heureux

Le temps passe à une vitesse folle, nous en sommes tous conscients quand nous remarquons combien nos enfants grandissent vite. Alors, de temps en temps, libère-toi de ta routine. Propose à Chéri de mettre en place des soirées à thème : soirée croque-monsieur, soirée pyjama devant un dessin animé (avec pop-corn bien sûr, et les parents aussi en pyjama !), soirée jeux de société. Tu peux aussi imaginer de créer de nouvelles traditions familiales.

Implique tes enfants dans ta vie de famille

En tant que parent, tu as souvent un milliard de choses à faire entre le ménage, les repas, l’aide aux devoirs, le biberon du petit dernier,…  Pour autant que je sache tes gamins ne sont pas manchots (et Chéri non plus d’ailleurs) ? Alors, pourquoi ne pas leur demander de l’aide ? Ici, le grand m’aide parfois à préparer le repas, il fait les poussières, il passe l’aspirateur, etc. Certes, pour mon petit de bientôt 3 ans, c’est plus compliqué mais il m’aide à vider le lave-vaisselle, il met son linge sale dans le panier, il m’aide à vider la machine à laver. Oui, il faut être prêts à ce que les choses ne soient pas faites exactement comme nous l’aurions voulu mais, en attendant, ça les responsabilise, cela aide à créer un sentiment d’appartenance et ça nous soulage au moins un peu ! Tu peux aussi les impliquer lorsque tu as des petites décisions à prendre : « Dans la salle de jeux, tu préférerais qu’on peigne les murs de plusieurs couleurs ou bien qu’on les laisse en blanc ? ».

 

Respecte son sommeil

Nos loulous ont besoin de plus de sommeil que nous et qui dit enfant fatigué, dit enfant grincheux. Je ne dis pas qu’il faut toujours les jours les couchés à 19h30, samedi et dimanche compris. Je dis simplement que quand vous vous êtes couchés à 3h du mat’ et que, plutôt que de faire la sieste le lendemain, tu décides de partir en randonnée, ne t’étonne pas que tu doives porter ton fils sur les épaules après seulement trente minutes de marche.

Aussi, le matin quand ils viennent de se réveiller et qu’ils t’énervent parce qu’ils sont incapables de te dire ce qu’ils voudraient comme petit-déj, pose-toi deux minutes et pense à comment tu es, toi, quand tu viens tout juste de te lever. Si la réponse est : comme un ours mal léché, dis-toi que tes enfants ont de qui tenir. Laisse leur dix minutes pour émerger tranquillement. Ils n’en seront que de meilleure humeur et, du coup, toi aussi !

Joue

Eteins la télé, range tes dossiers ou laisse de côté le ménage pour le moment et sortez vos jeux préférés ! Pour passer du temps de qualité ensemble et resserrer les liens, on ne fait pas mieux. En plus, à moins que tu ne sois du genre à tricher pour faire perdre la chair de ta chair, cela te permettra de leur apprendre le fair-play et le respect des règles.  Aussi, selon le jeu choisi, la soirée pourrait se terminer en énorme fou-rire général, pour être heureux en famille c’est parfait !

Laisse-leur le temps d’apprendre

Il nous arrive de perdre patience quand il est l’heure de partir à l’école et que monsieur n’a toujours pas mis ses chaussures. Certes, c’est énervant mais sommes-nous certains que c’est quelque chose qu’il maîtrise ? Il y a quatre étapes dans l’apprentissage :

  1. L’observation : ton enfant te regarde faire.
  2. L’entraînement, phase 1 : il fait avec toi.
  3. L’entraînement, phase 2 : il fait seul mais sous ta supervision.
  4. L’autonomie : il faut tout seul.

Bien souvent, il suffit simplement d’accompagner dans l’apprentissage pour qu’au bout de quelques jours ou quelques semaines le problème soit réglé.

Commence par être heureuse toi-même

Ne l’oublions pas, nous sommes des exemples pour nos enfants. Alors, débarrasse-toi des personnes toxiques qui t’entourent, efforce-toi de sourire et sois optimiste. Nous ne sommes pas maître des événements extérieurs mais nous sommes responsables de la tête qu’on fait et de l’image que l’on renvoi. Tu ne peux pas espérer que tes enfants soient heureux si tu ne fais pas ton possible pour l’être également !

Voilà pour les 15 conseils pour être heureux en famille dont je voulais te parler aujourd’hui. J’applique la plupart d’entre eux au quotidien et, bien que ça ne règle pas tous les conflits, ça aide beaucoup à mieux vivre ensemble.

Donne-moi ton avis : est-ce que tu appliques certains conseils chaque jour également ? Ou peut-être que tu as testé mais que ça n’a pas eu l’effet escompté ? Bien sûr, cette liste n’est pas exhaustive, si tu as d’autres conseils à me donner, je suis toute ouïe. Dis-moi tout en commentaire.

Très belle journée à toi et n’oublie pas d’être heureuse.